29 mai 2024

Radio Ngoma ya Amani

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Fayulu exige la transition sans la politique mais plutôt avec la société civile en RDC

Alors que les élections législatives et présidentielle sont prévues en décembre prochain selon les lois du pays, l’hypothèse pour la tenue de ces prochaines échéances en République démocratique du Congo est cependant douteuse. Les autorités et la commission électorale nationale indépendante ( CENI), prétextent les contraintes financières et sécuritaires, perçues comme des pièges pour ces prochains scrutins.

Mais au regard de cette situation, la perspective d’un éventuel glissement n’est pas à exclure. Une chose dont l’opposition ne veut nullement entendre bien qu’en étant au courant des difficultés contextuelles dans lesquelles le pays traverse depuis plusieurs mois maintenant.

Mais au cas où le glissement serait déclenché, Martin Fayulu, président de l’ECIDé envisage la transition sans la politique.

« S’il n’y a pas élection, monsieur Félix Tshisekedi est parti nous faisons une petite transition sans politiques, ce n’est pas question de partage du pouvoir, une transition sans Félix Tshisekedi, sans tous les politiciens et toutes les politiciennes, transition avec la société civile pendant quelques mois, en utilisant les limites ou les moyens qui sont proposés par la constitution pour tout terminer et avoir des élections transparentes, impartiales et
apaisées », a-t-il notamment déclaré.

Souvent devant les tribunes nationale, continentale voire internationale, le président Congolais Félix Tshisekedi ne cesse d’alerter sur l’hypothèque glissement des élections 2023. Pour s’expliquer, le chef de l’état fait souvent illustration à la situation sécuritaire dans le Nord-Kivu, qui est l’épicentre d’un regain des violences aux suites aux affrontements entre l’armée Congolaise aux rebelles M23 appuyés par Kigali, selon les autorités congolaises et les experts de l’ONU.