19 mai 2024

Radio Ngoma ya Amani

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Un journaliste arrêté pour viol présumé d’une fille mineure à Baraka-Fizi

Le journaliste Luc Lukandjila, Directeur de publication du média en ligne fizinews24, est aux arrêts depuis le vendredi 10 mai. Il a été arrêté dans des conditions inhumaines par les éléments de la police, déplorent le Réseau des journalistes de Fizi (REJFI) et la Direction du média en ligne fizinews24 qui suivent de près sa situation de détention au cachot de la police à Baraka.

« Ligoté et pieds nus, notre confrère avait été amené du Quartier Mwemezi jusqu’à l’Etat-major de la PNC comme un criminel », s’inquiète la corporation des journalistes de Fizi.

Luc Lukandjila, qui jouit jusque-là de la présomption d’innocence, serait arrêté pour viol sur mineure au mois d’avril dernier. De sa part, la corporation des journalistes de Fizi qui suit de près ce dossier, pense qu’il s’agirait là d’un complot monté de toutes pièces contre ce journaliste pour des raisons inconnues étant donné que le signataire du document ayant ordonné son arrestation est un officier supérieur de la police, de surcroît père biologique de la victime, chose qu’elle considère et dénonce comme étant à la fois juge et partie. En plus, le certificat médical établi par le médecin sur demande de l’Avocat-Conseil (défenseur judiciaire) du REJFI, n’atteste aucun viol commis contre la présumée victime.

Des sources de la police que votre média a pu contacter sur place à Baraka précisent qu’il s’agit d’une arrestation au motif de viol sur une mineure. « Il n’y a aucun complot tout comme Luc Lukandjila ne constitue aucune menace à la police pour qu’il y ait un complot contre lui. Il a violé et vous devez éviter de vous cacher derrière votre métier. Un journaliste est justiciable comme toute personne et s’il n’a commis aucune infraction, le parquet va l’innocenter de toutes charges de viol », a précisé un officier supérieur de la police à Baraka qui a requis l’anonymat au micro de la RNA.

N’ayant pas confiance en la police qui traite son dossier et compte tenu du délai déjà expiré de 48h de garde à vue à la police, la direction de Fizinews24 et la Coordination du REJFI sollicitent le transfert de l’affaire auprès du Parquet près le Tribunal de Paix de Fizi à Baraka pour que le sort de leur confrère puisse être dit par ceux qui sont mieux placés pour juger de cette affaire.

Un cri d’alarme est lancé par le Réseau des journalistes de Fizi (REJFI) et la direction du média en ligne Fizinews24 aux autres professionnels des médias et aux organisations de défense des droits humains afin de plaider pour la libération sans condition du journaliste Luc Lukandjila. Ils sollicitent en même temps la poursuite judiciaire des tireurs de ficelle dans ce dossier qui n’a d’autre intention, selon eux, que de saper la personnalité de leur confrère.

Les journalistes sont souvent victimes des fausses accusations, de harcèlement en ligne, de campagnes coordonnées de diffamation sur le Web, d’attaques par hameçonnage, d’attaques MITM (de type « intermédiaire »), d’usurpation de domaine et de déni de service.