29 janvier 2023

Radio Ngoma ya Amani

Votre tam-tam de la Paix

Le ministre Budimbu doit être interrogé par la justice (IRDH).

La récente déclaration de Didier Budimbu, ministre des hydrocarbures devant ses partisans de Lubumbashi suscite encore des réactions. Après l’ONG Justicia, c’est le tour de l’IRDH de monter au créneau. Dans un communiqué publié ce mercredi à Lubumbashi, cet institut de recherche en droits humains exige la condamnation des propos du ministre Budimbu.

En effet, le leader politique Didier Budimbu a qualifié certains politiciens Congolais de » chauve souris» et d’étrangere» . Pour «l’institut de recherche en droit humains, les propos du ministre sont humiliants, dégradants et deshumanisants». En outre, l’ IRDH assure que c’est un discours contraire à la constitution du pays.

Ces propos sont dangereux. S’ils ne sont pas condamnés, ils risquent de pousser un certain public partisan à développer la haine. Ensuite, ces partisans pourraient s’attaquer à la cible, peut-on lire dans le communiqué de cette organisation.

Une enquête

L’ Institut de recherche en droits humains estime que le discours du ministre des hydrocarbures est grave surtout en cette période préélectorale. De ce fait, il appelle le Premier ministre Jean Michel Sana Lukonde à prendre ses responsabilités en tant que chef du gouvernement.

L’IRDH invite le premier ministre à interpeller le ministre Budimbu et le mettre à la disposition du Parquet Général près la Cour de Cassation. Ce qui permettra à la justice de mener des enquêtes qui qualifieraient en droit les propos de ce membre du gouvernement. Ensuite le parquet pourrait engager des poursuites judiciaires.

Cette organisation de défense des droits humains s’ adresse également au ministre en charge de l’intérieur et sécurité. Il devra à son prendre des mesures préventives urgentes contre tous les chefs des partis politiques qui tiendraient des propos similaires, incitatifs à la haine.

Les organisations de défense des droits de l’homme craignent qu’un tel discours conduise à des violences pré électorales.