13 juillet 2024

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Malgré le pari de la dissolution, la macronie en chute libre en France

Emmanuel Macron n’avait pas hésité de dissoudre rapidement l’assemblée nationale française le 09 juin dernier à l’issue des résultats des élections législatives européennes. Le regroupement politique du chef de l’État français, Emmanuel Macron, n’avait pas réussi à faire élire beaucoup de ses candidats aux élections des eurodéputés. C’est alors qu’il a dissous l’Assemblée nationale dans l’objectif de pouvoir rebondir avec force lors de l’organisation des nouveaux scrutins qu’il avait lui-même annoncé pour le 30 juin. Il pensait pouvoir rééditer ce qui avait déjà fonctionné à trois reprises par le passé : se présenter comme un rempart face à l’extrême droite, comme au second tour de la présidentielle 2017 et au second tour de la présidentielle 2022 pour l’emporter face à Marine Le Pen puis, dans une moindre mesure, au second tour des législatives 2022 pour obtenir une majorité relative à l’Assemblée nationale.

Le président Emmanuel Macron, qui misait sur les divisions de la gauche et le rejet de l’extrême droite pour obtenir une majorité absolue après sa décision de dissoudre l’Assemblée nationale, a subi dimanche 30 juin une lourde défaite au premier tour des élections législatives anticipées, loin derrière un Rassemblement national aux portes du pouvoir. Sa coalition présidentielle Ensemble est arrivée troisième avec 20,04 % des voix, derrière le Nouveau Front Populaire (27,99 %) et le Rassemblement National et ses alliés (33,15 %).

Le président français Emmanuel Macron, le 12 juin 2024, lors d'une conférence de presse à Paris.

Ce premier tour est un nouvel échec pour le camp présidentiel après la débâcle des élections européennes. Jordan Bardella (31,4%), finissait largement devant Valérie Hayer (14,6%). Ce qui est une contreperformance d’autant plus notable quand on la compare avec les résultats du scrutin de 2022. Un scrutin déjà synonyme d’une victoire en demi teinte pour la majorité. Macron sera dans l’obligation de constituer prochainement un gouvernement de coalition ou de cohabitation avec un Premier Ministre issu du camp adverse.

En décidant de dissoudre l’Assemblée, Emmanuel Macron aurait donc suicidé sa majorité et son quinquennat.